Ce soir, je suis triste, je pleure, mon coeur souffre, car nous venons d'apprendre, avec Maëva, qu'Alexis (14 ou 15 ans) était également parti depuis dimanche à
13h15. Mes tendres pensées vont aussi vers cette famille qui souffre.
Oui, nous sommes marquées à vie, par cette période de notre vie, par les choses que nous avons vécues, subies dans le service oncologique pédiatrique.
Tout d'abord, Maëva par son combat contre la maladie, par les traitements, par les douleurs, l'isolement, la séparation avec ceux qu'elle aime, des souffrances physiques et psychologiques.
Moi, en tant que maman pour avoir accompagnée ma fille dans ces durs moments, dans la peur, dans la crainte de la perdre en voyant tous ces enfants arrachés à leur famille par la maladie. Ce
service est un monde à part, il faut y être allé pour comprendre réellement.
Non je ne vois pas tout en noir, mais je suis juste réaliste et en colère, j'aimerai tant faire réagir les gens (pour les dons, pour aider la recherche pour avancer plus vite pour les
soigner, ...), car depuis le mois d'août, il faut savoir que plus d'une dizaine d'enfants du CHU Nantes sont partis à cause de cette saleté de maladie (allant des bébés aux adolescents), il
faut que le ravage cesse.
Nous les voyons partir un à un, alors que nous les avons connus, cela devient trés trés dur psychologiquement, car je ne peux fermer les yeux et ne penser qu'à notre famille, je suis sensible ...
je suis comme ça, certains me disent de prendre de la distance, mais je ne peux pas !
Alors un dernier adieu à Alexis pour demain 15h00, ... et une pensée pour Candice qui aurait dû fêter ses 12 ans demain.
Toute mon affection pour toutes les familles d'enfants malades et pour toutes les familles qui souffrent de l'absence de leur enfant.
Sandrine
Oui Céline, il s'agit bien d'Alexis greffé juste avant Maëva.
Amicalement
Sandrine
Bonjour Sandrine,
Je pense bien fort à vous et comprends bien la douleur que tu peux ressentir. Je ne pense pas que cela puisse nous empêcher d'avancer de prendre part à la douleur des familles qui perdent les leurs. Alors laissons-nous aussi dire nos peurs, nos angoisses, nous en avons bien le droit !
Je vous embrasse bien fort, et espère bien vous voir lors de votre prochain passage à Nantes.
Janik
pas facile ces services qui sont souvent synonymes de fin de vie pour beaucoup faute de greffe, faute de pas d'chance, faute de plein de choses
pas facile car les gens se côtoient et peuvent ensemble échanger leur peur, leur peine, puisque la vie les a réuni en ce lieu
et alors pas facile de vivre la fin quel qu’elle soit et encore moins quand il s’agit d 'enfant
le départ du sourire de Bérénice il y a peu, fait mal au ventre, on se dit comment une petite puce peut partir ainsi
l incompréhensible se mêle à la colère, mais que peut-on ? Les dons de soi, il est vrai sont indispensable
Mais ensuite que peut-on quand un corps décide de ne pas vouloir ce qu’on lui donne ... et alors ce qu’on voit arriver chez les uns, on le redoute pour nos enfants malades, et le parallèle est très vite angoissant
Alors prenez le temps de verser vos larmes, le corps en a besoin, et prenez le temps de vivre à plein avec vos puces et votre mari, car qui sait mieux que vous que chaque jour, chaque minute est importante.
Ne baissez pas les bras pour autant mais vous avez le droit d’avoir des faiblesses, c’est humain, et après tout ce que vous avez traversé, c’est plus que normal
L’absence fait trop mal, alors profitez de la présence des êtres chers
Courage à tous, bisous
Dsl chui un peu longue ce soir mais y avait longtemps que j avais pas écrit et ca me démengeait
Je viens d'aller sur le site d'Arthur et j'ai vu le très gentil mot que vous nous avez écrit, je vous en remercie
Je n'ai découvert vos sites à vous tous que hier
Par ce biais j'apprends malheureusement beaucoup de décès au chu de nantes en quelques jours et je comprends votre désarroi mais il faut continuer à vous battre avec votre fille Maëva. Nos enfants sont notre force et Abigaël continue de nous donner à toute notre famille de son énergie de là-haut
Amicalement Carole, maman d'Abigaël